Publié le 26/02/26
Le secret d’une bonne direction artistique
Créer sans observer, c’est comme essayer de prendre une photo dans le noir. On devine des formes, mais rien n’est vraiment clair.
J’ai mis du temps à comprendre ça. À mes débuts, j’étais tellement excitée par la création que je fonçais tête baissée dans les pistes graphiques. Et un jour, j’ai livré une proposition qui manquait totalement de sens. Pas parce que je n’étais pas inspirée, mais parce que je n’avais pas assez regardé autour de moi.
Depuis, le benchmark est devenu mon premier réflexe.
C’est la partie du métier qu’on ne voit jamais, mais c’est là que tout commence.
Le benchmark, ce pilier dont on ne parle pas assez
On imagine souvent le travail d’un DA comme quelque chose de très instinctif. On nous projette en train de créer, de dessiner, de chercher la bonne couleur au bon moment. Mais la vérité, c’est qu’avant tout ça, il y a une longue phase d’exploration.
Je passe une bonne partie de mon temps à analyser ce qui se fait, à comprendre les tendances, à repérer ce qui fonctionne et pourquoi.
Ce n’est pas de la curiosité gratuite. C’est ce qui me permet d’être alignée avec les enjeux du projet. C’est le moment où je mets en place les fondations visuelles.
A RETENIR
Créer sans benchmark, c’est prendre le risque d’avancer au hasard. Et dans notre métier, le hasard finit souvent (toujours ?) par se voir.
Le passage obligé de tout DA
Avant d’ouvrir quoi que ce soit comme outil, je regarde le terrain. Parole de Marseillaise, avant de tirer l’attaquant observe la position de tous ses collègues et de ses adversaires sur la pelouse pour identifier les menaces et les opportunités.
Ce travail me permet de repérer la concurrence, de collecter des idées, mais surtout d’éviter le fameux “on a déjà vu ça ailleurs”. C’est aussi ce qui me donne des arguments solides quand je présente mes choix.
Benchmarker, c’est simplement se donner les moyens d’être pertinent. Ça a l’air évident, mais ça change tout.
Une vraie valeur ajoutée pour le client
Les clients apprécient toujours cette phase. Ça leur montre que la création ne repose pas uniquement sur une intuition, mais sur une démarche réfléchie, éclairée et pondérée.
Le benchmark clarifie la direction à prendre, évite les malentendus et crée un langage commun entre le DA et le client. Quand cette étape est bien faite, tout devient plus simple. La confiance s’installe. Les décisions se prennent plus vite. Et surtout, elles sont meilleures !
Le ratio qui fait la différence
Avec les années, j’ai remarqué un rythme récurrent dans mon travail.
La plupart du temps, je consacre une large partie du projet à observer, analyser et structurer l’univers visuel. La création pure vient ensuite, presque naturellement, comme la dernière pièce du puzzle.
Ce ratio me semble toujours juste. On pourrait dire qu’une grande partie du travail se fait avant même de créer. Et c’est normal. Une bonne idée ne tombe jamais du ciel. Elle se prépare.
L’œil humain reste irremplaçable
C’est tentant de confier cette étape à l’IA. Elle peut générer des moodboards et des univers en un clin d’œil. Mais elle ne ressent rien. Elle ne comprend pas la personnalité d’une marque, ni les nuances culturelles d’un marché. Oserais-je le dire… elle n’est pas touchée par la poésie, l’intelligence, la violence ou l’humour.
Le benchmark demande une sensibilité, DES ÉMOTIONS peuchère !
Il faut savoir lire entre les lignes, repérer les intentions, sentir ce qui va fonctionner ou non. Et ça, aucune machine ne le fait aussi finement qu’un humain.
Réfléchir avant de créer
Être DA, ce n’est pas seulement produire des images. C’est comprendre.
C’est prendre le temps d’observer avant de proposer.
Le benchmark permet de donner du sens à la création. Il prépare le terrain, calme les hésitations, ouvre des pistes.
Créer, c’est oser. Créer JUSTE, c’est regarder avant d’oser.
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